Quand Jaguar a dévoilé en 1968 son XJ, une nouvelle conduite intérieure de luxe à 6 cylindres, le cofondateur de la firme, Sir William Lyons, a déclaré que c’était « à ce jour la plus belle jaguar ».

Ce nouveau modèle remplaçait chez Jaguar la majorité des berlines précédentes. Lors de son lancement, on pouvait choisir entre deux 6 cylindres en ligne (d’où le 6 de la XJ6), un 2800cm3 et un 4200 cm3. En 1972, un V12 de 5300 cm3 a aussi été proposé. Le 4200 cm3 avait été mis au point à partir du XK, un moteur de course, et permettait d’atteindre 204 km/h. Outre sa puissance, cette Jaguar offrait également un confort luxueux. Pour tous les modèles de la première série, on pouvait opter pour la direction assistés, des sièges en cuir et la climatisation (qui était rare dans les automobile britannique en 1968).

La suspension, souple, procurait un mélange de douceur et de caractère sportif et, même selon les critères actuels, les moteurs offraient d’excellentes performances. Cela dit, une grande partie des éléments de l’habitacle, particulièrement les compteurs et instruments, étaient déjà un peu dépassés en 1968. Dans les premiers modèles ayant placé la barre très haute, il était presque impossible de faire mieux par la suite. C’est probablement pour cela que ses améliorations se sont avérées relativement limitées au fil de ses 20 ans d’existence.

La XJ6 est le dernier modèle à la conception duquel ait participé William Lyons. L’influence de ce dernier persiste, car la gamme XJ a toujours autant de succès aujourd’hui. JI

Source du texte : Les 101 voitures qu’il faut avoir conduites dans sa vie

Photo : Pinterest (internet)