En ce beau samedi de la fin août, tous étaient au rendez-vous  au stationnement arrière de l’Auberge des Gouverneurs de Shawinigan;  sous un ciel bleu, à 8 h 30, les moteurs se mettaient en route, et derrière la MG d’Hélène et Denis, MG, Triumph et la Lotus du président on prend la route pour se rendre à Saint-Élie de Caxton. Le long des 25 km, on se serait cru au Mont Tremblant, il y a 40 ans, quand les voitures anglaises faisaient le tour de chauffe avant une course. Voir une vingtaine de voitures sports sillonnant les routes de la Mauricie ne passe pas inaperçu devant nombre d’admirateurs.

Arrivées à destination au bureau d’accueil touristique, venait s’ajouter le groupe qui avait quitté Trois-Rivières; c’est complet, 24 voitures en tout. Pendant la distribution de la documentation de la visite, à la surprise générale, Fred Pellerin est parmi nous tout simplement, répondant aux questions, se prêtant aux photos et nous entretenant pendant un moment sur l’histoire du village qui côtoie pas moins de 38 lacs.  Il nous raconte qu’étant nostalgique des défilés de la Saint-Jean-Baptiste  de son enfance, une année, il avait fait savoir à la population, et ce à plusieurs reprises, qu’il y aurait un défilé en septembre. La date approchant, il n’y avait aucun char allégorique de préparer. À deux semaines du grand jour, il avait trouvé des citoyens qui réalisèrent  sept chars. Son oncle Éphrem qui a eu deux MGB, a demandé au groupe de la Mauricie de venir épauler le défilé en s’y joignant.  Vu le nombre limité de chars, il y avait un thème sur un côté, un autre sur l’autre; en faisant l’aller-retour, les spectateurs  assistaient  à un plus long défilé. Fred se rappelait bien de la présence des anglaises à cette occasion et était heureux de leur retour, cette fois ci en plus grand nombre.  Il partait le lendemain pour une longue tournée au Québec et en Europe,  dont 25 jours dans la même salle à Paris. Fred Pellerin est un conteur, écrivain, scénariste et chanteur; suite à ses chroniques les mercredis matins à Radio Canada en 2002, il a fait connaitre son village de 1 300 habitants qui n’avait alors même pas un restaurant; c’est maintenant une destination touristique avec mille habitants de plus. Merci à Hélène et Chantal pour cette rencontre inoubliable.

https://www.google.ca/search?rlz=1C1ASUT_frCA439CA439&biw=1366&bih=676&tbm=isch&sa=1&q=fred+pellerin&oq=fred+pellerin&gs_l=psy-ab.12..0j0i67k1j0l2.33096.34678.0.37038.10.10.0.0.0.0.176.1179.0j8.8.0….0…1.1.64.psy-ab..2.8.1174…0i8i30k1j0i24k1.n_M_xKG_hSI

Arrive un tracteur remorquant deux carrioles; on y monte et une présentatrice souhaite la bienvenue, demande le silence, car on assiste à un spectacle de 1 h 45 de Fred ; devant chaque maison, la carriole s’arrête et on écoute l’enregistrement de la capsule appropriée. Fred nous décrit avec humour les personnes qui y ont habitée, et la légende qui les entourent; même le curé y passe. C’est l’équilibre entre le merveilleux et le réel, entre le vrai et le faux.

C’est la pause de 20 minutes à côté de l’église;  il y a la boutique du pèlerin pour acheter artisanat et souvenirs, l’arbre à paparmane, toute une légende de Fred tout comme celle des lutins. Le tracteur repart afin de terminer le spectacle à midi.  Saint-Élie a maintenant des restaurants et on y mange bien.

https://www.restostelie.com/

https://www.google.ca/search?rlz=1C1ASUT_frCA439CA439&biw=1366&bih=676&tbm=isch&sa=1&q=saint+%C3%A9lie+de+caxton&oq=saint+%C3%A9lie+de+caxton&gs_l=psy-ab.1.0.0j0i24k1.8400.8400.0.12977.1.1.0.0.0.0.166.166.0j1.1.0….0…1.1.64.psy-ab..0.1.165.-X9KipsTQ5M

Les estomacs rassasiés, tout le groupe se rend à l’ancien garage Déziel  devenu le garage de la culture; le bracelet reçu le matin y donne accès. On y trouve la boite à jouets de Fred, et juste à l’arrière, le magnifique sentier botanique de Saint-Élie, à ne pas manquer.

http://tourisme.st-elie-de-caxton.ca/decouvrez-saint-elie/garage-de-la-culture

Pour la petite histoire, le nom des villes au Québec a surtout été donné par les autorités civiles, comme Québec, Montréal, mais les villages ont adopté le nom du saint patron attribué par les évêques. Depuis 1763, sous le régime anglais, les terres inoccupées ont été divisées en cantons portant des noms qu’on retrouve en Angleterre; le canton de Caxton a été proclamé en 1839, Saint-Élie, du prénom du premier prêtre à avoir visité ce village érigé en 1865. En 2005, afin de ne plus avoir deux villes ou villages portant le même nom, on ajoutait Caxton  tout comme c’était le cas pour Saint-Élie d’Orford.

Pour le retour à Shawinigan, une balade un peu plus longue que celle du matin passant aux limites du parc national de la Mauricie et  faisant traverser la ville jusqu’au quartier général de l’Auberge des Gouverneurs sur la Promenade du Saint Maurice, un des plus beaux endroits de Shawinigan.

https://www.google.ca/search?q=promenade+du+st-maurice&rlz=1C1ASUT_frCA439CA439&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwj00seb0PrVAhWE24MKHY-rCQIQ_AUICygC&biw=1366&bih=676

C’était l’apéro sous un chapiteau, suivi à 18 h du souper chez Pacini. Une section avait été réservée pour le groupe.

Dimanche matin, 9 h30, parcourir le 1,1 km pour se rendre à la Cité de l’Énergie sur l’ile Melville.

Une visite très intéressante où on apprend que le fondateur de Shawinigan, John Joyce, un Bostonnais, avait en 1899 demandé à la firme montréalaise Pringle and Son de concevoir la ville avec ses rues, parcs, et l’endroit où les usines d’aluminium, papier, textile, chimique seraient installées, mais aussi les écoles et tout le mobilier urbain. Et le plan a été respecté.

Un film de 20 minutes, spectacle multimédia, des expositions scientifiques et historiques : la visite se termine par la tour d’observation ; étant donné qu’il faisait beau, la vue est superbe sur  toute la ville et les environs. Vient la pause pour le lunch dans une salle réservée pour le groupe.

Après un tour de bateau sur la Saint-Maurice, l’accostage est de l’autre côté de la rivière. Les 3 000 mètres de glace de la période glaciaire ont laissé sur la rivière Saint-Maurice des rochers formant à Shawinigan une chute permettant de construire deux centrales  électriques sans ériger de barrage.  Entièrement restaurée et transformée en musée, l’ancienne centrale de la Northern Aluminium Company alimentait autrefois en électricité  en courant continu l’aluminerie qui a produit en 1901 le  premier lingot d’aluminium au Canada. C’est un musée avec de nombreuses pièces de turbines, des démonstrations sur le papier, l’électricité, l’aluminium. Une autre usine produisait de l’électricité de 110 volts ac pour alimenter les villes. Suit la visite de la centrale Shawinigan 2, datant de 1910, qui était la plus puissante en Amérique, et est la plus vieille centrale d’Hydro-Québec.

https://www.google.ca/search?q=cit%C3%A9+de+l%27%C3%A9nergie&rlz=1C1ASUT_frCA439CA439&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwj_goDf0vrVAhUr3IMKHSiOBNUQ_AUICygC&biw=1366&bih=676

http://www.tourismemauricie.com/2014/07/29/cite-lenergie-shawinigan-tour-dobservation-centrales-expositions-croisiere-plongez-au-coeur-lenergie/

De retour à la Cité de l’Énergie avec le Trolleybus, il reste le musée Jean Chrétien à découvrir.  Il a été député libéral fédéral de Shawinigan, sa ville natale,  pendant 40 ans et premier ministre pendant 10 ans. Que peut bien contenir son musée?  En premier, une copie de son bureau de premier ministre.  Son épouse Aline a précieusement conservé tous les cadeaux reçus principalement des visites protocolaires faites comme premier ministre; ce sont des objets d’art  de remarquable qualité et d’une grande diversité faisant l’objet d’une belle présentation.

http://www.tourismemauricie.com/membre/musee-du-premier-ministre-jean-chretien-le-canada-dans-le-monde/

Fait à remarquer; la Cité de l’Énergie  s’autofinance et n’a jamais fait de pertes.

C’est dimanche après-midi, et ce sont les au revoir pour ceux qui retournent à la maison; pour les autres, c’est direction Auberge des Gouverneurs pour l’apéro avant le souper à 18 h au Saint-Mo, à quelques pas sur la Promenade du Saint-Maurice. Encore une fois, tables réservées et l’ambiance fort agréable en ce dimanche soir.

http://www.saintmo.com/

Toute bonne chose ayant une fin, c’était le retour au bercail avec son anglaise ou à l’hôtel pour quelques-uns.

Ce Weekend en Mauricie a été fort apprécié par les participants; il  avait été minutieusement préparé, le tout s’est déroulé avec une précision militaire; un très grand merci à Hélène de Champlain et à Chantal Coulombe.

Jean-Jacques Sanfaçon