« On va prendre la TR7 », me dit Brenda; elle avait parlé d’un voyage en Nouvelle-Écosse cet été, et réalisant que la semaine serait ensoleillée, je lui ai dit que ce serait une bonne occasion pour y aller. Le but de ce voyage-ci était de revoir des amis tout en faisant du tourisme

Notre premier voyage dans cette province date de 1965 alors qu’elle avait décidé de me présenter à ses parents. Le travail de son père avait fait quitter l’Ontario natale à la famille pour Halifax; ils y sont restés. Étant nostalgique de sa province natale, à 20 ans, après 14 ans dans les Maritimes, elle retournait vivre à Toronto où on s’est connus.

Le but de ce voyage-ci était d’aller revoir des amies avec qui elle est demeurée en contact tout en faisant du tourisme.

Par ce matin frais, nous partons le toit relevé; bonne décision car en fin de journée il fallait utiliser le chauffage. Le reste de la semaine, nous avons roulé toit baissé. Je décide de prendre les autoroutes afin d’arriver plus rapidement à destination; il faut compter 950 km juste pour accéder à Amherst, la porte d’entrée de cette province`

Entre Rivière-du-Loup et Edmundston au Nouveau-Brunswick, la route passe de deux voies à quatre, afin de nous habituer à l’autoroute transcanadienne du Nouveau-Brunswick. En général, toutes les routes empruntées en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick ont été un velours pour la suspension de notre Triumph, sauf de rares exceptions en ville ou sur les ponts. Tout un contraste avec le Québec.

Les premiers jours, nous étions à Halifax, un port naturel en eau profonde tout comme celui de Sydney en Australie. Il s’étire sur 15km. Bien protégé des tempêtes, libre de glace à l’année, il y a trois terminaux pour conteneurs et le CN assure la liaison rapide des marchandises vers le centre du pays. En visitant le Vieux Port, il y a des boutiques, un musée, des amuseurs, des musiciens et des restaurants tout en marchant sur le quai; nous aurions pu y passer la journée. Il y avait quelques voiliers dont le Bluenose, dont nous avons tous une image dans nos poches, puisqu’il est sur les 10 cents canadiens. Dix-huit navires de La Marine Royale Canadienne y ont leur port d’attache; 7 000 marins et civils y travaillent. Il y a aussi le chantier maritime moderne de la compagnie Irving employant 1 000 personnes. Le port se termine par le Point Pleasant Park, avec vue sur McNabs Island, une ile au beau milieu de l’entrée qui pendant les guerres, étaient une sentinelle bloquant l’éventuel ennemi.

Il y a la citadelle qui surplombe le port, les édifices gouvernementaux, le casino,  surtout le Maritime Museum of the Atlantic où on relate l’explosion suite à la collision de deux navires dans le port en 1917, la plus grande explosion a survenir avant le bombe d’Hiroshima, tuant 2 000 personnes et détruisant en partie la ville. On y réunissait les bateaux avant de partir en convoie pour traverser l’Atlantique.

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https://www.google.ca/search?q=halifax+maritime+museum+of+the+atlantic&rlz=1C1ASUT_frCA439CA439&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwi304Od8drVAhVD5iYKHU9UDmkQ_AUICygC&biw=1366&bih=676

Il y a une fort belle exposition sur le Titanic; plusieurs des victimes y ont été acheminés et certains inhumés, Halifax étant le port le plus près.

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http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/lexplosion-de-halifax/

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Deux ponts et un traversier relient Halifax à sa jumelle Dartmouth où nous sommes allés. Nous avons eu le plaisir de découvrir de nouveaux restaurants en compagnie d’amis, dont Il Mercato à Sunny Side. On fêtait les 30 ans d’un petit fils d’une amie.

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Le lendemain, toujours sous le soleil, nous prenons la 101, la route de la Vallée comme disent les gens du coin; c’est le jardin maraicher de la Nouvelle-Écosse; vignoble, verger, culture maraichère…en passant par Grand Pré, où on nous rappelle la déportation et l’histoire d’Évangeline. Au moment d’arriver à la baie de Fundy,  c’est Annapolis-Royal sur la rivière du même nom et Port-Royal, lieu de la reconstruction de l’Habitation de Champlain en 1605. On peut y revivre toute une page de l’histoire du Canada.

https://www.google.ca/search?q=grand+pr%C3%A9+ns&rlz=1C1ASUT_frCA439CA439&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjM6dKl8NrVAhXJSiYKHdC1BvkQ_AUICygC&biw=1366&bih=676

https://www.google.ca/search?q=annapolis+valley&rlz=1C1ASUT_frCA439CA439&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwi0ron879rVAhWC7oMKHVgmAn4Q_AUICygC&biw=1366&bih=676

https://www.google.ca/search?q=port+royal+ns&rlz=1C1ASUT_frCA439CA439&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwj1sMvO79rVAhUE3IMKHV9FCfUQ_AUICygC&biw=1366&bih=676

Après 260 km, en début d’après-midi, nous arrivons à l’anse des Béliveau (Belliveau’s Cove) dans la Baie Ste Marie. C’est une région Cote Acadienne où nous attendaient nos amis Nicole et Victor Leblanc. Comme par hasard, ma grand-mère maternelle était une Béliveau.

Pour la petite histoire, après 1755, une loi empêchait les catholiques de posséder de la terre; tout comme les Irlandais et les Écossais, les Acadiens qui sont revenus en Acadie n’avaient le choix que de devenir pêcheur ou repartir. On y construisait beaucoup de bateaux en bois et la pêche n’emploie que peu de jeunes; on y rencontre beaucoup de retraités, soit que ce sont des acadiens qui retournent chez eux, mais aussi des gens des villes à la recherche d’un coin de pays agréable à vivre. Les fêtes acadiennes étaient terminées, mais les décorations étaient bien présentes. On distingue les maisons des anglophones qui arborent le drapeau unifolié canadien, le drapeau acadien étant un drapeau tricolore français avec une étoile jaune dans la bande bleue.

Du 30 juin au 8 septembre, ce sont ‘’Les Beaux Vendredis’’, une fête à la place du marché, sur le quai, face à la mer; les bateaux de pêche sont alignés contre le quai, de l’autre côté de la rade est l’usine de homards et de poissons. De 18 à 21 h, on vend 300 homards (17$) des crabes (20$) des coques (12$), des boissons et un beau choix de desserts fait maison, entre autre crêpes, le tout au son de la musique. On arrive tôt, 17h 15 afin d’avoir une table de piquenique bien placée, et c’est l’apéro. Toutes les tables seront bientôt occupées; plusieurs devront manger assis sur l’herbe, d’autres sur le quai; tout le village y est, des gens des autres villages aussi et des touristes et visiteurs. J’ai même rencontré des gens de la Louisiane, du Tennessee. Il faisait beau, mais en cas de pluie, ce marché a de longs abris et on y entasse les tables. À la brunante, nous allons prendre le café au Restaurant chez Jean.

Pendant tout l’été, il y a des festivals et événements. https://baiesaintemarie.com/evenements/

https://www.google.ca/search?q=belliveau+cove+ns&rlz=1C1ASUT_frCA439CA439&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwi6-4Pu7trVAhUJ44MKHWcICCIQ_AUIDCgD&biw=1366&bih=676

Samedi matin, le ciel est menaçant et le toit reste en place; j’emprunte la route 8 devant nous conduire à Mahone Bay, coté Atlantique pour aller diner le midi à l’hôtel Atlantica Oak Island avec une autre amie et rencontrer son nouvel époux. Il possède un voilier et nous nous entendons bien. Chester, Mahone Bay et Lunenberg sont des endroits à ne pas manquer; l’architecture, le monde marin, les bateaux; tout est beau. Il commence à pleuvoir et nous devons couper court aux visites. Sur la route nous ramenant à Halifax, il y a bien sur Peggy’s Cove et le monument soulignant l’écrasement du MD11 du vol 111 de Swissair en 1998 faisant 229 victimes.

https://www.google.ca/search?q=mahone+bay+nouvelle+%C3%A9cosse&rlz=1C1ASUT_frCA439CA439&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjJ_PWk9NrVAhUIWCYKHd4vBuUQ_AUICygC&biw=1366&bih=676

https://www.google.ca/search?q=lunenburg+nouvelle-%C3%A9cosse&rlz=1C1ASUT_frCA439CA439&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwi7vvXJ9NrVAhVKRCYKHaBWAvUQ_AUICigB&biw=1366&bih=676

Dimanche, c’est le retour vers le Québec. Au départ d’Amherst, le ciel encore menaçant nous incite à garder le toit relevé. Deux orages plus tard, le soleil semble avoir gagné la partie. Arrivés à Notre-Dame-du-Portage, on range le toit et on continue sur la route 132. Mais voilà qu’à Montmagny, arrêtés à un feu, il y a une odeur d’antigel; la jauge de température d’eau est au trois quarts. Je me range sur le stationnement du restaurant Subway, ouvre le capot et constate qu’il y a de l’antigel sous les carburateurs. Je vais chercher de l’eau au restaurant et pendant que je remplis le système de refroidissement, des gens viennent donner leur verdict. Arrive ensuite un garagiste qui lui, m’indique la vraie cause du problème : un collet mal serré. En effet, il y a trois semaines, un garagiste local avait resserré des collets sur des conduites de refroidissement, mais il en avait manqué une… Il est dimanche 19 h; notre gentil garagiste nous invite à le suivre chez lui, et quelques kilomètres plus tard, je me trouve devant un bon vieux garage de fond de cour. Notre mécanicien bon Samaritain serre avec dextérité le collet fautif, qui n’est pas facile d’accès; en plus, il s’aperçoit que j’ai perdu les pièces qui activent le choke (starter) sur un carburateur. Nous avons eu bien de la chance de le rencontrer, surtout que j’avais oublié ma trousse d’outils! Il m’a demandé que 20$.

Le toit remis en place, je fonce vers Québec où nous sommes attendus chez ma fille, la voiture roule bien, mais l’échappement devient plus bruyant; lundi matin, je vais faire remplacer le résonateur et tant qu’à y être, je me rends chez Pierre Tanguay pour faire installer les pièces manquantes au bout de ce câble. Après le lunch, c’est le tour des roues à se faire équilibrer; mon garage local n’avait pas réussi à éliminer toutes vibrations. De retour au bercail après 1984 miles (3 193KM), il me restait à laver la voiture afin de compléter ce que la pluie n’avait pas réussi à faire.