Photo prise par Daniel Fines, membre du Club Automobile Rendez-Vous des Anglaises

Pour beaucoup, la MGB GT, une voiture de course dessinée par la société italienne Pininfarina, était plus attrayante que le modèle à toit ouvert. Outre son intérêt évident dans le cas des climats humides, le cockpit de la GT jouait un rôle d’isolant phonique très appréciable et sa configuration 2 + 2 permettait d’accueillir des enfants sur la banquette arrière. Son grand hayon incliné, qui permettait d’accéder à un généreux compartiment bagages, lança la mode des voitures de sport à hayon.

Elle pesait 73 kilos de plus que le roadster, mais sa tenue de route restait bonne. Son toit permettait de réduire la flexibilité de la carrosserie et d’améliorer son aérodynamique. En 1966, deux jeunes préposées à la circulation de la police de Sussex se virent confier une MGB GT légèrement préparée en guise de véhicule de patrouille. L’attribution de cette voiture sportive de police à un duo de charmantes jeunes femmes en uniforme fut considérée par beaucoup comme un coup publicitaire. La voiture se comporta remarquablement bien et s’avéra être l’un des véhicules les plus fiables de la police.

Bien que le moteur de 1798 cm3 proposé en standard soit très correct, MG écouta ses clients toujours en quête de plus de puissance et, en 1967, le remplaça par un moteur Austin-Healey 6 cylindres en ligne de 3000 cm3, rebaptisant sa voiture MGC. Peu après son lancement, le jeune prince Charles acheta une GT bleu cobalt qu’il utilisa ensuite quotidiennement pour se rendre à l’université.

Cependant, il fallut attendre 1973 pour que la GT obtienne le moteur qu’elle méritait : le fabuleux Rover V8 de 3500 cm3, qui lui permit d’atteindre une vitesse de pointe de 201 km/h.

Source : Les 1001 voitures qu’il faut avoir conduites dans sa vie, page 357, Édition TRÉCARRÉ

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Voici un extrait tiré d’un article signé Daniel Fines de La Clef Anglaise, revue officielle du Club Automobile Rendez-Vous des Anglaises.

Dès les premiers contacts, les Américains présentaient un caractère sérieux. De plus, le moteur n’avait jamais été démonté tandis que carrosserie et peinture s’avéraient en bon état. Convaincu de faire un bon achat, Tony, un ami, une Jeep et une remorque prenaient la route vers le sud pour prendre livraison de la MGB GT.

Ramenée au Québec, c’est dans son garage que Tony entreprit de remettre la précieuse MGB GT en état. Ainsi, c’est lui-même qui, entre autres, changea les « brushing » de suspension avant et arrière. Non seulement les suspensions firent l’objet de révision mais il retira également moteur et transmission … Facile de percevoir que derrière son air affable, Tony cache de grandes qualités de mécanicien … Tony peut poursuivre pendant une longue période de temps, souvent des années, un projet de restauration automobile.

Sa MGB GT fait, bien sûr, l’envie de plusieurs … La ligne intemporelle du coupé séduit encore aujourd’hui plus de 50 ans après son lancement. Devenue plus rares sur les routes de nos jours, remercions Tony de l’offrir à nos yeux pour notre plus grand plaisir.

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La revue La Clef Anglaise no 172 offre également un article complet sur la MGB GT traduit par Gilles Deschênes, article tiré du MG Owners’Club en Angleterre. 

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