Photo prise sur le site internet HAGERTY.

La Triumph GT6, dotée d’une élégante carrosserie signée Giovanni Michelotti (designer de la très chic BMW 2002), d’un moteur 6 cylindres en ligne très souple et d’une cabine garnie de cuir et de bois, fut surnommée la « Type E du pauvre ».

La GT6 bénéficiait d’un équipement plus luxueux que sa soeur à toit ouvert, la Spitfire. Elle était livrée avec une boîte de vitesses totalement synchronisée, des sièges baquets confortables et un accoudoir central capitonné. Son volant à rayons en alliage garni de cuir et son chauffage deux positions, initialement proposés en option, devinrent des équipements standards.

Quand on appuyait sur l’accélérateur, son moteur 6 cylindres en ligne produisait un rugissement formidable et sa large bande de couple donnait l’impression qu’elle était bien plus rapide qu’en réalité. Quel que soit le rapport choisi, elle ne cessait de rugir. Sa conduite était vraiment très agréable. Il suffisait d’un coup d’accélérateur ou de volant pour faire chasser l’arrière.

On ne s’étonnera donc pas que de nombreux propriétaires aient choisi la GT6 pour disputer des épreuves historiques tant en Europe qu’aux États-Unis. La GT6 n’était cependant pas une reine des circuits. On lui préférait les Spitfire avec carrosserie en fibre de verre, qui remportèrent des médailles d’argent au Mans.

Lors de son lancement, son châssis semblait basique et archaïque, mais il simplifie aujourd’hui la vie des restaurateurs. La corrosion est un problème majeur. Le châssis et la carrosserie doivent être inspectés avec une loupe et un aimant. Heureusement, les pièces de rechange ne manquent pas et la GT6 attire autant les regards que la Type E, qui coûte deux fois plus cher

Source : Livre Les 1001 voitures qu’il faut avoir conduites dans sa vie, Édition Trécarré, page 377.

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Extrait d’un article de  la revue La Clef Anglaise no 170 : Daniel F. à rencontrer Pierre B., membre CARVAQ, pour une entrevue …

Il faut écouter Pierre qui parlait langoureusement de sa GT6 et de « sa ligne sexy ». Le voir se pencher et caresser les ailes pour mettre en valeur le galbe de la roue arrière. L’admirer ouvrir le capot et découvrir le long six cylindres nettement plus puissant  que le petit quatre de la Spit. L’observer s’asseoir délicatement et effleurer le volant en bois pour montrer le raffinement intérieur. Le regarder débloquer et monter le hayon arrière et laisser apparaître un espace de rangement permettant d’emporter le nécessaire pour une fin de semaine. L’écouter indiquer les petites modifications entre la Mark I et la Mark II, Pierre devient intarissable à côté de sa GT6 …

Pierre s’occupe non seulement de l’entretien de ses autos , mais il est une véritable encyclopédie vivante sur les variantes entre Spitfire et GT6 et même entre les évolutions des modèles de GT6. Ainsi, la conversation peut se poursuivre des heures sur la première version la Mark I produite en 1966, puis la Mark II vendue en Amérique du Nord sous l’appellation de GT6 +, le modèle possédé par Pierre, et enfin la Mark III dernière allitération. Dans son garage et dans sa maison, nombre de manuels techniques et de livres spécialement consacrés à la petite anglaise.

Source : Revue La Clef Anglaise no 170, page 6 (revue officielle du Club Automobile Rendez-Vous des Anglaises)

Le no 170 de la revue La Clef Anglaise comprend un article complet sur la GT6.